Formation universitaire
Master 1 et 2 en Cognition Éducation (COGEDUC, Toulouse 2 Jean Jaurès) : formation universitaire BAC + 5 spécialisée dans l'identification et la caractérisation des difficultés d'apprentissage chez l'enfant, l'adolescent et l'adulte à l'intersection des neurosciences cognitives, de la psychologie du développement et des sciences de l'éducation.
Public accompagné
Accompagnement psychopédagogique des enfants, adolescents et adultes · Guidance parentale · Ingénierie pédagogique et formation auprès des équipes éducatives et médico-sociales.
Motifs de consultation
Profils cognitifs singuliers · Troubles spécifiques des apprentissages · Anxiété et désinvestissement scolaire · Guidance parentale · Suivi post-bilan neuropsychologique : À l'issue d'un bilan neuropsychologique posé par un neuropsychologue, j'accompagne la mise en œuvre concrète des préconisations : stratégies d'apprentissage adaptées au profil de l'enfant, aménagements du quotidien scolaire et familial. Mon intervention se situe dans le champ éducatif et psychopédagogique — elle ne comprend ni l'interprétation des scores, ni la pose de diagnostic, ni la rédaction de comptes-rendus cliniques, qui relèvent exclusivement des compétences du neuropsychologue. Elle suppose qu'un bilan ait été réalisé et que le compte-rendu soit disponible.
La psychopédagogie
La psychopédagogie part d'une question simple : pourquoi cet enfant-là, intelligent et curieux, n'arrive-t-il pas à apprendre comme les autres ? Elle cherche à comprendre comment un enfant particulier fonctionne — cognitivement, émotionnellement, dans ses relations — pour identifier ce qui facilite ses apprentissages et ce qui les entrave. Ce n'est ni de la rééducation — orthophonique, psychomotrice ou ergothérapeutique, qui relèvent exclusivement des professionnels paramédicaux habilités —, ni de la psychothérapie, ni un acte médical : c'est une discipline qui fait le lien entre ce que la recherche a établi sur le fonctionnement cognitif de l'enfant et ce qu'il vit concrètement au quotidien, à l'école et dans sa famille.
Tout commence à la fin du XIXe siècle. Les lois Ferry rendent l'école obligatoire et révèlent tous les enfants qui ne sont pas dans le moule de l'époque. Binet et Simon mettent au point en 1905 la première échelle d'évaluation cognitive — évaluer pour comprendre, jamais pour enfermer. Dans le même élan, Montessori montre que les enfants apprennent mieux par le corps, les sens et le mouvement — des intuitions confirmées depuis par la recherche en neurosciences. Decroly comprend que la motivation est le moteur de tout apprentissage. Claparède forge le terme "psychopédagogie" et fonde en 1912 à Genève l'Institut Jean-Jacques Rousseau, berceau historique de la discipline, où il recrute un jeune chercheur de 25 ans : Jean Piaget.
Piaget montre que l'enfant construit activement son savoir. Vygotski que l'apprentissage se joue dans la relation avant d'être intériorisé. Wallon que les émotions ne perturbent pas l'apprentissage — elles en sont le socle. Feuerstein démontre que l'intelligence n'est pas fixe : avec un accompagnement adapté, tout enfant peut progresser. Winnicott introduit la notion d'espace transitionnel — cet espace intermédiaire où le jeu, la créativité et l'apprentissage deviennent possibles, et où l'enfant peut risquer de ne pas savoir, d'essayer, de se tromper.
Depuis les années 1980, les neurosciences cognitives transforment la discipline. Les travaux de Stanislas Dehaene sont à ce titre incontournables : ses recherches sur la lecture montrent que le cerveau recycle des circuits neuronaux pour apprendre à lire — ce qui éclaire directement les dyslexies. Ses quatre piliers de l'apprentissage — attention, engagement actif, retour sur erreur, consolidation par le sommeil — expliquent pourquoi une séance bien construite peut transformer le rapport d'un enfant à l'apprentissage. André Tricot, chercheur à l'INSPÉ de Toulouse, prolonge cette réflexion en montrant qu'un élève peut réussir une tâche sans rien avoir appris — et qu'alléger la charge cognitive n'est pas une facilité accordée à l'enfant, mais une condition neurologique nécessaire à tout apprentissage réel.
La psychopédagogie ne se substitue ni à la psychothérapie ni à l'enseignement : elle opère à leur croisée. À partir de médiations pédagogiques pensées comme des leviers de transformation individuelle, elle favorise la reprise du plaisir d'apprendre et la construction de stratégies adaptées au profil de chaque apprenant.
Aujourd'hui, si certains pays comme la Belgique ou la Suisse ont choisi de reconnaître et d'encadrer la profession, en France, la psychopédagogie est un métier libre : aucun titre n'est protégé, aucun diplôme n'est encore officiellement requis pour en exercer. Ce vide juridique nous oblige et rend la question de la formation centrale comme engagement vis-à-vis des familles et des enfants qui nous font confiance et que l'on accompagne.
Ma pratique
Elle porte sur les processus d'apprentissage, les ajustements émotionnels et les dynamiques familiales qui influencent le développement de l'enfant. Elle s'appuie sur une analyse du fonctionnement cognitif et affectif de l'enfant, construite à partir des observations en séance, des données rapportées par les parents et des éléments du contexte scolaire. Cette lecture pluridimensionnelle permet d'identifier les mécanismes qui facilitent ou entravent les apprentissages.
Ces difficultés d'apprentissage sont d'ailleurs rarement isolées. Derrière un enfant qui évite l'écrit, qui se décourage vite ou qui refuse d'aller à l'école, il y a souvent une souffrance qui demande à être entendue. Mon approche articule l'analyse du fonctionnement cognitif et la prise en compte de l'enfant dans sa globalité — ses émotions, ses liens, son histoire — pour construire un accompagnement qui ait du sens pour lui et pour sa famille.
L'objectif est d'identifier les conditions dans lesquelles l'enfant apprend, de renforcer ses stratégies et de soutenir l'environnement familial et éducatif qui l'entoure, dans une démarche cohérente et coordonnée avec les professionnels déjà impliqués dans son parcours. Cette intervention ne constitue ni un acte diagnostique, ni une prise en charge thérapeutique, ni un acte médical ou paramédical. Elle ne se substitue à aucun suivi médical, paramédical ou psychologique déjà engagé ou indiqué. Les professionnels impliqués dans le parcours de l'enfant — médecin, pédiatre, psychologue clinicien, neuropsychologue, psychiatre, orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute — demeurent les référents exclusifs de leur champ de compétences respectif.
Guidance parentale
Je propose des séances individuelles, en binôme parental ou en présence de l'enfant, centrées sur deux axes : la compréhension du fonctionnement cognitif et émotionnel de l'enfant, et la co-construction de repères éducatifs adaptés aux réalités du quotidien. Ces séances permettent d'objectiver ce qui se joue derrière certains comportements, d'harmoniser les réponses parentales et de soutenir la fonction parentale dans les moments où elle est mise à l'épreuve. Ces séances s'inscrivent exclusivement dans un cadre éducatif et psychopédagogique. Elles ne constituent ni un acte diagnostique, ni un acte de soin, ni une psychothérapie familiale, et ne sauraient se substituer à une prise en charge psychologique ou médicale lorsque celle-ci est indiquée.
Champs d'intervention
En cabinet et en visio : Consultations individuelles enfant, adolescent ou adulte. Séances de guidance parentale — seul·e, en binôme parental, ou en présence de l'enfant.
En établissements : Interventions dans les établissements scolaires, périscolaires, médico-sociaux : observation, évaluation des besoins, préconisations d'aménagements, travail en lien avec les équipes éducatives.
Ingénierie de dispositifs : Conception, mise en œuvre et animation de dispositifs d'accompagnement éducatif et de formation à destination des professionnels de l'éducation, du soin et du secteur médico-social.
Informations pratiques
Le cabinet est ouvert du lundi au samedi.
Consultations en présentiel à Biran (32) ou en visio partout en France
Contact : marieaudegrech@gmail.com
Tarifs
Consultations suivantes (1h) : 50 euros
Consultation en ligne (1h) : 50 euros
Visite à domicile possible
(Tarifs 2026 applicables au 10/12/25)
Moyens de paiement
La sécurité sociale ne prend pas en charge les consultations mais certaines mutuelles proposent des remboursements. N'hésitez pas à consulter votre contrat ou à contacter directement votre organisme pour vérifier les conditions de remboursement applicables à votre situation.
Accès
Parking sur la place de l'Eglise
La salle d'attente se situe au 1er étage de l'immeuble